Coordination : Geneviève Colas - genevieve.colas@secours-catholique.org - 06 71 00 69 90

Quinzième congrès des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale

Le Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale est le plus grand rassemblement mondial de décideurs politiques, de praticiens, d'universitaires, d'organisations intergouvernementales et de représentants de la société civile œuvrant dans le domaine de la prévention du crime et de la justice pénale. 

Ce congrès, dans les années passées, a déjà eu un impact considérable dans ce domaine et a influencé les politiques nationales et internationales ainsi que les pratiques professionnelles.

Voici le message officiel final

Lors du quinzième Congrès qui s'est déroulé à Abu dhabi du 25 septembre au1er octobre 2026, Geneviève Colas du Secours Catholique-Caritas France qui coordonne le Collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains » est intervenue en plénière pour Caritas Internationalis.

Abu Dhabi, 28 septembre 2026

Promouvoir une approche par les droits, c’est mettre la personne victime au coeur du processus, lui permettre d'être dans de bonnes conditions pour témoigner, ce qui est nécessaire afin de condamner les trafiquants sans se contenter des petites-mains utilisées à des crimes. 

De plus, appliquer le principe de non-sanction aux personnes victimes de traite des êtres humains nécessite une grande qualité des enquêtes et suppose de mettre en œuvre l’accompagnement (social, juridique, hébergement, emploi, sante, traduction…) pendant la procédure. 

Le renforcement de la coopération et des partenariats est la clé d’un accompagnement efficace. 

Cela est vrai au niveau local pour apporter un soutien global aux personnes victimes. Cela est important aussi au niveau international. 

Les échanges entre pays sont particulièrement nécessaires en notre époque où internet permet de commanditer des crimes à distance de leur lieu de réalisation. 

Se concerter entre polices des différents pays concernés pour mener des enquêtes communes, échanger entre magistrats au-delà des frontières, garantir un accompagnement des victimes et de leur famille en agissant avec des institutions et associations de différents pays pour prendre en compte les risques sur la personne concernée mais aussi sa famille restée au pays, organiser des formations communes… sont autant de bonnes pratiques permettant à chacun d’améliorer son approche.

Parfois, la volonté existe à travers des partenariats, des projets ambitieux, mais il est nécessaire d’avoir les moyens pour les réaliser dans un contexte budgétaire toujours plus restreint. D’où l’importance que la prévention et la lutte contre toute forme de criminalité - et en particulier celle à des fins d’exploitation sexuelle, d’exploitation par le travail, comme de criminalité forcée - devienne une priorité politique dans chacun de nos pays et ensemble. 

Alors qu’internet facilite et invisibilise la traite des êtres humains, que celle-ci prend des formes nouvelles dans la guerre, touche des enfants de plus en plus jeunes. Comment accepter que certains de nos pays ayant pourtant ratifié des textes internationaux qui les obligent n’ont pas sur le terrain de mécanisme effectif d’identification, d’orientation et de protection des victimes de traite des êtres humains ?

Les politiques de lutte contre la traite ne sont efficaces que lorsqu’elles s’appuient sur les réalités vécues par les personnes en situation de risque, les survivants, les professionnels de terrain et les communautés locales. 

Agissons ensemble et au-delà des frontières !

Pour ceux qui préfèrent écouter que lire, voici un extrait de UN TV, la télé des Nations Unies